As-tu déjà fait ces rêves , qui semblent plus vrai que la réalité ? Si tu étais incapable de sortir d'un de ces rêves ? Comment ferais tu la différence entre le monde du rêve et le monde réel ?
Marchant sur les traces d'Al Gore, Yann Arthus-Bertrand signe avec Home un film artistique et militant qui bénéficie d'une diffusion planétaire pour alerter l'opinion sur la menace climatique.
Diffusé dans 126 pays ce plaidoyer retrace l'histoire de la planète et de l'humanité en jouant sur l'opposition entre la beauté des images tournées du ciel en haute définition et la gravité des menaces qui pèsent sur la Terre. D'un côté, une mère ourse craquante qui sort de l'eau, suivie de ses deux petits ; de l'autre, la fonte de la calotte glacière qui promet d'entraîner des dérèglements en chaîne.Le manque d'eau pourrait toucher deux milliards d'individus dans le monde avant 2025.
Même les images de sites pollués sont d'une splendeur à couper le souffle. «La beauté crée de l'émotion et fait réfléchir, explique Yann Arthus-Bertrand. Le message porté par ce film est extrêmement important, car il met en évidence la question de la survie. Sans nous en rendre compte, molécule après molécule, nous avons bouleversé l'équilibre climatique de la terre.» Et d'insister sur l'urgence de la situation : «Il ne reste plus que dix ans à l'humanité pour inverser la tendance.»
Des parrains célèbres, dont Al Gore, Prix Nobel de la paix et auteur d'Une vérité qui dérange, ont apporté leur caution scientifique au film. Mais Yann Arthus-Bertrand s'est heurté à l'hostilité de certains pays, dérangés par sa caméra inquisitrice. La Syrie et Dubaï n'ont pas souhaité lui ouvrir leurs frontières. L'Inde a conservé la moitié de sa pellicule et la Chine a levé sa censure in extremis. L'Argentine l'a retenu une semaine sous un prétexte fallacieux. Preuve que le photographe écolo met souvent le doigt là où ça fait mal.